Se préparer au monde de demain

Si tu ne crées pas ton avenir, quelqu'un le fera pour toi

Les Principes de Conception (1/3)

Continuons notre série sur la permaculture, avec les quatre premiers principes de conception d’un lieu. Sachant qu’un « lieu » ça peut être un petit jardin, un balcon, une ferme, une forêt, un village, une île, un pays où tout ce que vous voulez. Il faudra juste adapter la méthode. Des principes sont faits pour être universels.

 

Commençons dans le vif du sujet avec le principe le plus important de tous.

Principe n°1 : Observer et interagir

La Nature est notre meilleur professeur.
Lorsque l’on veut créer un lieu en permaculture, il est d’usage de ne pas intervenir pendant un an afin d’avoir le temps d’observer l’effet des quatre saisons sur votre lieu.

Ainsi vous verrez par exemple quels endroits sont complètement à l’ombre l’hiver, deviennent marécageux l’hiver, ont un microclimat particulier, quelles sortes d’herbes ou de plantes poussent à tels endroits, ce qui peut vous indiquer quel type de sol vous avez.

Observez, sentez, touchez, écoutez, servez vous de tous vos sens pour comprendre la Nature. Cela fait également un bon exercice de méditation de pleine conscience.

 

Une bonne conception, c’est quand l’harmonie règne entre la Nature et l’Homme. Une observation minutieuse et une interaction attentive permettent l’inspiration, de faire un répertoire des solutions possibles, d’innover, etc.

Observez, agissez

 

en conséquence, étudiez le résultat, rectifiez le tir, et recommencez. L’observation ne se fait pas que la première année, c’est un principe en continu, repérez les nouvelles choses qui sont apparues cette année, la pousse des arbres, le co

 

urant de la rivière, la migration des oiseaux, BE AWARE !

 

Principe n°2 : Collecter et stocker l’énergie

L’énergie se retrouve sous pleins de formes différentes. On ne parle pas seulement de l’énergie électrique comme on a trop tendance à le faire dans les médias populaires. A chaque transformation de l’énergie, il y a des pertes, des déchets. On tentera donc d’utiliser l’énergie disponible de la façon la moins transformée possible.
Par exemple, il ne sert à rien de convertir l’énergie solaire en énergie électrique afin d’alimenter son sèche-linge… c’est plus efficace de mettre son linge directement au soleil. 😉

Il est crucial pour le monde de demain d’apprendre à économiser et à réinvestir l’essentiel des richesses que nous consommons ou gaspillons afin que nos enfants et leurs descendants puissent mener une vie acceptable.

Il faut voir l‘énergie comme un flux qui traverse votre environnement. Comme le vent dans une éolienne, comme le courant de l’eau dans un moulin. Vous l’utilisez et vous le relâchez le plus proprement possible.

Les différentes sources d’énergie sont : Le soleil, le vent, les eaux de ruissellement, les déchets des activités agricoles, industrielles ou commerciales.

Vous avez différents modes de stockage d’énergie possibles dont voici les plus importants en permaculture :
– Des sols fertiles riches en humus
– Des forêts (ou juste des arbres)
– Des plans d’eau, des citernes
– Des bâtiments solaires passifs

La plante permet de récolter le CO2, l’eau et le soleil afin de le transformer en glucides et en oxygène. Tout cela sans efforts de votre part. Elle est pas belle la vie ?

Principe n°3: Créer une production

Ce principe rappelle que tout système devrait être conçu pour assurer une autonomie à tous les niveaux en utilisant efficacement l’énergie collectée et stockée pour arriver à entretenir le système et aussi pour collecter encore plus d’énergies.
Dans la transition de la croissance à la décroissance, la flexibilité et la créativité seront des qualités essentielles pour trouver de nouvelles façons de créer une production.

Les éléments qui génèrent une production immédiate seront à privilégier dans un premier temps. En effet, la récompense obtenue (la production) encourage la réussite, la croissance et la propagation de ces solutions.

L’erreur de notre société moderne est que dès que le niveau de vie s’élève, on remplace le fonctionnel et productif par le superficiel et le dysfonctionnel.
Le modèle « nouveau riche » de réussite doit être remplacé par une évaluation impartiale des sources de richesses et par de vrais indicateurs de réussite pour éviter toute dérive. Mais tant que le monde ne sera pas complètement dans la panade, les mentalités seront difficiles à changer.

Principe n°4 : Appliquer l’auto-régulation et accepter la rétroaction

Là il faut comprendre que la Nature sait ce qu’elle veut et qu’il faut la laisser faire si elle fait des choses à l’encontre de vos souhaits. Il faut avoir une meilleure compréhension du fonctionnement des rétroactions positives et négatives dans la nature. C’est cela qui crée l’auto-régulation.

Les rétroactions servent à réduire la croissance inappropriée. Et il ne faut pas voir la rétroaction négative comme mauvaise, elle est un frein qui empêche la pénurie et l’instabilité.
Il faut plutôt voir cela comme un avertissement. La Nature vous dit « attention John, tu ne vas pas dans la bonne direction! Tu auras des problèmes si tu continues à laisser cette terre à nu! »

La Permaculture tend vers des systèmes auto-entretenus et auto-régulés. C’est pourquoi il est important de maximiser l’autonomie et l’efficacité énergétique de chaque élément d’un système afin qu’il soit plus robuste face aux perturbations extérieures.

Pour cela il est souvent préférable d’utiliser des variétés végétales ou des races animales qui sont semi-sauvages ou rustiques et qui sont capables de se reproduire seules.

La suite des principes de conceptions en Permaculture se trouve ici

  • Published On : 1 année ago on 15 juin 2017
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  • Last Updated : octobre 11, 2017 @ 11:38
  • In The Categories Of : Se nourrir

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