Se préparer au monde de demain

Si tu ne crées pas ton avenir, quelqu'un le fera pour toi

Mon petit lopin de terre

Je commence par vous partager ma première expérience: faire mon propre potager!

mon potager, janvier 2017

Et pourtant je vis dans un appartement qui n’a ni jardin, ni même un balcon.

Comment je fais ? J’ai fait appel à la solidarité, au partage et au destin.

Peu de temps après avoir emménagé dans l’Yonne pour un rapprochement familial, j’ai vite cherché sur Google comment faire un potager en appartement, pour m’inspirer d’idées et voir ce qu’il était possible de faire avec mes petits moyens. C’est là que je suis tombé sur une vidéo d’un replay d’une émission qui abordait ce sujet. Cette vidéo n’était pas très instructive, elle parlait de faire pousser deux pieds de tomates-cerises tout au plus. Je m’imaginais plutôt au milieu d’une jungle urbaine à pouvoir vivre en complète autonomie, alors vous imaginez mon désarroi ! Je regarde quand même la vidéo jusqu’au bout et là ils parlent d’un site de partage de potager qui permet d’emprunter un bout de terrain non utilisé, proposé par le propriétaire.

Ce site c’est celui là : www.jepartagemonjardin.fr ou celui là : http://www.pretersonjardin.com/

En fait je ne sais plus lequel c’est, mais en faisant ma recherche j’ai vu qu’il en existait encore d’autres.

Je me suis donc empressé d’aller sur ce site et de chercher si un potager était disponible non loin de chez moi. Par chance il y en avait un! Une seule annonce dans la région (internet est arrivé tard par chez nous …). J’ai tout de suite laissé un message et ce monsieur m’a rappelé dans la soirée. Le lendemain nous nous sommes rencontré et me voilà avec 100 m² à cultiver à 10 minutes de mon petit appartement. J’étais fou de joie !

Si vous avez la même envie que moi de faire pousser vos propres légumes, de manger des produits du jardins sans pesticides et riches en nutriments (je ferais quelques articles pour expliquer les principes simples d’une culture saine, riche et durable, mais il y a déjà beaucoup de lecture très intéressante qui peuple le net en attendant) vous n’avez maintenant plus d’excuses !

Pas de chance ?

Si par malheur vous habitez une région pauvre en partage (ou en jardin), il reste une solution qui devient vraiment à la mode, un concept que les anglais ont inventé depuis déjà un petit moment : les jardins partagés.

Community Garden, Londres

Il en existe plusieurs sortes :

 

– Des parcelles louées à plusieurs et découpées en petits lots (mais attention à ce qu’utilise le voisin! S’il vous asperge de roundup pour faire une allée propre entre vos deux parcelles c’est pas super …), généralement en périphérie des grandes villes

– En pleine ville, on peut installer des bacs où on peut faire pousser des légumes ou des plantes aromatiques pour tout le monde! Sur les plates bandes, les rond-points, sur les toits, etc. Il existe une association : Les incroyables comestibles qui construisent ces mini potagers de ville un peu partout (il en existe surement d’autres). S’il n’y a rien autour de chez vous, vous pouvez très bien en créer avec d’autres habitants, allez en mairie pour vous renseigner ou demander l’autorisation. Faites participer votre ville, cela sera encore mieux pour tout le monde car elle aidera au développement de cette pratique ! Il me semble que la ville de Paris délivre des permis gratuitement (il suffit de demander) pour reverdir un trottoir, un mur, ou autre.

 

 

Si vous êtes motivés, beaucoup de choses sont possibles pour accéder à un petit lopin de terre, il ne faut pas se bloquer à cette première difficulté.

Si vous n’êtes pas motivés mais que vous avez un coin de jardin qui ne sert à rien, inscrivez vous sur les sites précédemment cités! Vous ferez vivre votre parcelle et vous pouvez très bien négocier une part de la production. Je donnerais environ 20% de ma production au propriétaire de mon potager. Ce n’est qu’une estimation, nous verrons comment cela se fera en pratique, selon les besoins et les envies de chacun. Vous pourrez aussi donner vos conditions (pas de pesticides ou de roundup par exemple) donc il n’y a vraiment rien à craindre si l’emprunteur est motivé. Vous pouvez même faire une belle rencontre et partager de bons moments. Peut-être même que cela vous donnera le goût du jardinage 😉

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