Se préparer au monde de demain

Si tu ne crées pas ton avenir, quelqu'un le fera pour toi

AMAP, un choix conscient

Un problème

Je suis tombé sur un reportage intéressant qui explique assez bien l’un des dangers de l’alimentation industrielle. On a tous l’image des poules en batteries pendues par les pattes, déplumées et encore vivantes, de l’histoire de la viande de cheval chez Findus ou, plus récemment, chez Lactalis et ses produits pour nourrissons contaminés. Vous vous rendez compte ! Ils s’attaquent maintenant directement à notre progéniture.
En rendant la prochaine génération encore plus malade, et lobotomisée dès le départ, on en fait de dociles moutons qui suivront le troupeau de la consommation afin de nous alimenter ! Nous la caste supérieure, les 1% de la population qui gagnont 82% des richesses du monde.
Le reportage est axé sur les additifs, tous les E350, E122, colorants etc. On nous explique lesquels sont nocifs, et comment les éviter. Savez-vous par exemple que le colorant pour faire un beau blanc bien blanc, que vous retrouvez dans toutes les pâtisseries industrielles, est du dioxyde de titane, Titanium dioxide ou encore E171 ? Ce sont des nanoparticules, tellement petites qu’elles passent à travers nos tissus et se logent dans des endroits que même notre organisme a du mal à atteindre pour nous détoxifier. Nous nous empoisonnons donc à petite dose et c’est probablement l’origine de nombreuses maladies aujourd’hui.
Et pourtant il existe des solutions ancestrales pour produire des colorants naturels à base de légumes (betterave) ou racines  (curcuma) notamment.

Un monde encrassé

Si les industriels modifient autant nos aliments, c’est pour leur donner une belle texture, une belle couleur, une meilleure conservation ou encore un bon goût. Tout cela dans le but d’attirer les clients. Cela fait un certain temps déjà. Assez de temps pour faire croire à tout le monde que c’est la norme, que c’est comme ça et qu’il n’y a pas le choix.
Nous avons globalement une mémoire de 3 générations. Ce qui remonte environ à l’après 2nde guerre mondiale, là où on a commencé à utiliser les restes de la guerre pour désherber nos champs. On a oublié qu’avant, ça se passait autrement. On a aussi oublié comment c’était avant l’agriculture, il y a 10 000 ans. À l’époque des chasseurs-cueilleurs, l’ère du paléolithique. Et pourtant c’est assez jeune pour que cela soit encore inscrit dans nos gènes. Mais les lobbies agro-alimentaires sont en train de nous faire croire qu’il n’y a pas d’autres alternatives, c’est le supermarché, à la rigueur le marché, et puis c’est tout.
Mais si nous décidons de manger autrement, que nous demandons autre chose, ils seront obligés de s’adapter à la demande, et de nous proposer des produits plus sains. C’est ce qui est en train de se passer avec le Bio, ces légumes à part, emballés dans du plastique. On dirait des joyaux sacrés, réservés à l’élite qui a les moyens de se les payer. Ils peuvent venir de Nouvelle-Zélande ou d’Afrique-du-Sud, pas grave! Ils sont bios ! Et je ne vous parle pas du cahier des charges pour être labellisé bio, laxiste sur certains points, et qui crée des brèches dans lesquelles les industriels se précipitent (notamment avec des OGMs qui ne sont pas « classés » OGMs).

Le bio, c’est bien, c’est un premier pas, mais il faut profiter de l’élan pour aller encore plus loin. Il faut changer le modèle économique de l’agriculture et de l’agro-alimentaire, car ce sont les coopératives et les distributeurs qui se gavent sur le dos des agriculteurs et les étranglent. Lactalis, encore lui, est une société familiale qui contrôle plus de la moitié du lait mondial ! Ils ont le contrôle sur les prix du lait et les producteurs sont obligés de vendre en dessous du coût de production, faute d’acheteurs ! Un système comme ça ne peut courir qu’à la ruine et à la perte de nos quelques agriculteurs restant.
Je vous propose une alternative plus saine, locale, plus proche du producteur.

Une solution

Une Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne, une AMAP, est un regroupement de plusieurs producteurs, avec qui vous pouvez signer un contrat en tant que consom’acteur. Il vous fournira régulièrement, selon le type de contrat, selon sa production. Il n’y a pas d’intermédiaire, donc pas de marge abusive. Vous pouvez y trouver de la viande, des œufs, du lait, des fromages, des légumes, des fruits, des confitures, des pâtes, de la farine, etc. Tout dépend des producteurs de l’association. Il n’y en a quasiment partout en France, regardez où est la plus près de chez vous sur cette carte. Cliquez bien sur le panier correspondant à votre département pour voir tous les emplacements.
Passer par une AMAP pour la plupart de vos produits quotidiens modifie votre organisation. En effet, l’AMAP fonctionne par un regroupement hebdomadaire, un moment de convivialité par semaine mais qui ne peut pas être modifiable. Si vous avez un empêchement vous devez l’anticiper afin de récupérer sa livraison chez un autre consom’acteur par exemple. Cela nécessite quelques changements, une perturbation de vos habitudes qui peut être un frein. Mais c’est comme tout dans la vie, il faut s’adapter. Se réhabituer à un autre système. Mais l’Homme est très bon pour ça. Il faut juste passer à l’action.

Il est possible que vous tombiez sur une AMAP jeune, qui ne proposera peut-être que des légumes et des œufs. C’est déjà un début, mais pensez que d’autres producteurs peuvent s’y joindre plus tard pour proposer d’autres produits s’ils voient que ce secteur économique devient intéressant et s’ils connaissent l’existence de l’AMAP.

Vous ai-je dit que tous les produits sont bios ? Cela dépend peut-être des AMAPs, je n’en connais qu’une, celle de mon coin. Mais je pense que si on veut vendre localement, c’est qu’on fait attention à son impact écologique et il est donc naturel de faire au moins du bio (labellisé ou non).

Bio ou pas, vous êtes en contact direct avec le producteur et vous pouvez surement demander à visiter sa ferme, voir comment il produit. Vous en saurez beaucoup plus que grâce à un simple logo.

 

  • Si vous êtes dans un coin paumé où il n’y a pas d’AMAP, vous pouvez toujours en créer une avec un petit groupe de consom’acteurs. Il suffira de trouver un producteur pour commencer l’aventure. Tout est expliqué sur le site internet http://reseau-amap.org/.

 

  • Si vous n’êtes pas convaincus, n’hésitez pas à cliquer sur les quelques liens distillés dans cet article pour en savoir plus sur certains sujets.

 

  • Si vous êtes convaincu passez à l’action maintenant, allez sur le site http://reseau-amap.org/, cliquez sur le panier de votre département puis sur « Consulter le détail du département« . Notez le jour, l’heure et le lieu de la prochaine distribution et allez voir ce que c’est, allez poser des questions pour voir comment ça se passe et le ressenti.

En rentrant chez vous, comparez les sensations, les sentiments, que vous éprouvez sur le moment avec ceux vous avez lorsque vous faites les courses en grande surface, au milieu de la foule et des produits tous plus suspicieux les uns que les autres.

Saisissant n’est-ce pas ?

Un choix conscient

Je sais bien que ce monde à l’air foutu, sclérosé et sur la fin. Mais notre planète a connu plusieurs phases compliquées (extinctions de masses) et s’en est toujours remise. La planète brûlera dans plusieurs centaines de millions d’années (à cause du soleil vieillissant), on a donc encore le temps de connaître des jours meilleurs. Mais pour cela, il faut se rapprocher de la Nature. Elle peut nous guider, nous montrer la voie vers un monde plus cohérent.
Vous pouvez choisir votre façon de consommer, de vivre et de vous nourrir. Faites votre choix, mais pour cela renseignez-vous des possibilités. Ne vous laissez pas hypnotiser par la télévision, les habitudes et les masses. Ne suivez pas le troupeau bêêêtement. Demandez-vous où vous allez, pourquoi vous y allez et choisissez, en toute connaissance de cause, où vous voulez vraiment aller. Faites un choix conscient.

Et n’hésitez pas à me faire part de votre réflexion dans les commentaires.

1 Comment

  1. Laure dit :

    Merci pour cet article sur le système de l’AMAP !
    J’ai adhéré il y a presque un an à celle du village voisin.
    J’avoue que la première fois que j’y suis allée j’étais assez perplexe : je ne connaissais pas le fonctionnement de l’AMAP (les contrats, l’adhésion, l’organisation des paiements), j’étais un peu perdue et je n’osais pas trop poser de questions.
    En fait, c’est vraiment une autre façon de consommer. Une fois les premiers pas faits, j’ai été conquise bien que je continue d’aller aux supermarchés pour certains achats.

    Petite précision par rapport à ton article : les adhérents de l’AMAP paient d’avance les produits ce qui permet aux producteurs de financer une partie de leur production (intéressant pour eux).
    La seule chose qui est assez contraignante comme précisé dans l’article : c’est l’organisation. L’AMAP ne se réunit qu’une fois par semaine à heure et jour fixe toutefois les producteurs peuvent se montrer arrangeant.
    De plus, le fait de passer des contrats a été assez difficile pour moi car ça suppose qu’il faille connaître sa consommation. Or, lorsqu’il nous manque quelque chose on va généralement en supermarché l’acheter sans savoir au final combien de kg de bœuf on a consommé par mois par exemple.

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